mardi 26 juin 2018

Dessins du jour !




Matériel utilisé
Base de white coal sur papier Canson noir, format A4
Crayons pastel (Conté à Paris ou Caran d'Ache)

Drawings : Catherine Pulleiro
(From Hans Silvester poetic photographs)

dimanche 10 juin 2018

Dessin du jour : Charlie Chaplin !

All in white coal on black paper

On se souvient tous de ce film sublime "The Kid" (1921) de Charlie Chaplin avec le jeune garçon interprété par Jackie Coogan et si vous ne l'avez jamais vu, il est encore temps de se ruer vers son DVD. Que de tendresse, d'émotions, de saynètes amusantes... ! Il y a aussi "Les lumières de la ville" très touchant, "Les temps modernes" d'une imagination folle et aussi "Monsieur Verdoux" plein d'humanité, de vérités et d'espoir... C'est le génie de Charlie Chaplin !!!

Drawing : Catherine Pulleiro

lundi 14 mai 2018

Geisha by Arthur Golden... Steven Spielberg !

C’est déjà le 21ème  anniversaire pour la publication du best-seller d’Arthur Golden, Memoirs of  a Geisha où il nous fait découvrir le Japon et ses traditions, l’univers des Geishas et la vie de l’une d’entre elles qui s’est confiée à lui… Après d’innombrables recherches et soutiens, son roman Memoirs of a Geisha  voit le jour en 1997, suivra alors la traduction française intitulée Geisha quelques mois plus tard.

Le livre nous révèle une histoire passionnante où le lecteur - dépourvu de repères dans un univers socio-culturel méconnu - est confronté à un suspens permanent au fur et à mesure des événements.
L’écriture est tellement limpide qu’on est porté par l’histoire et métamorphosé en observateur au point d’avoir l’impression de faire partie des personnages. C’est à la fois envoutant et palpitant… Le récit se déroule sous la voix d’une geisha qui se raconte depuis son enfance dans un village de pêcheurs jusqu’à sa vie de femme, tout cela parsemé d’étapes incroyables, de rencontres, de situations à surmonter… : « Lorsque nous sommes tristes, même les arbres en fleurs nous semblent souffrir. » (p. 496) Puis, son destin se profilant vers un fil ténu encore lointain d’une histoire sentimentale qui demande à se révéler…    

Synopsis du livre Geisha d’Arthur Golden, JC Lattès, 1998.

Sous la forme des mémoires d’une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d’une jeune fille se vend aux enchères et où l’amour doit être méprisé comme une illusion.

Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l’histoire de Sayuri dans le Japon des années trente. C’est à travers son regard d’enfant malheureusement que l’on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés, et ses ruelles sombres. C’est à travers son initiation et sa métamorphose que l’on apprendra l’art d’être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l’habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l’attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales.

Née sous le signe de l’eau, n’agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d’un homme de qualité, convoitée par son ami, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la libertée.

Arthur Golden est originaire du Tennessee. Diplômé d’Harvard en histoire de l’art japonais, il a étudié et travaillé à Tokyo et Pékin. Il enseigne aujourd’hui la littérature et les techniques d’écriture à Boston. A quarante ans, il s’est affirmé comme l’un des romanciers les plus talentueux de sa génération. Déjà un succès mondial, Geisha sera adapté au cinéma par Steven Spielberg en 2005 (durée de 2h25 environ).

Zhang Ziyi (Sayuri)

Synopsis de l’adaptation cinématographique réalisée par Steven Spielberg

Récompensé par 3 oscars (Meilleurs Décors, Meilleure Photographie et Meilleurs Costumes), le film réunit les plus belles actrices asiatiques : Zhang Ziyi (Tigre et dragon), Gong Li (Adieu ma concubine) , Michelle Yeoh (Demain ne meurt jamais).
« Difficile de résister aux charmes des actrices, à la beauté des costumes et des décors » Paris Match.

« Une succès story qui passionne le spectateur (…) on en a plein les yeux » Télérama

« Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale. La jeune Chiyo est servante dans une maison de Geishas. Après des années de travail, elle devient la légendaire Sayuri, la Geisha qui fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre… »


 Narration du début du film (par Shizuko Hoshi) :

« Une histoire comme la mienne ne devrait jamais être révélée car j’appartiens à un monde interdit et fragile. Dépouillé de ses mystères, il ne peut survivre. Rien ne me prédisposait à devenir Geisha comme pour beaucoup de choses qui me sont arrivées au cours de mon étrange existence je m’y suis trouvée porté par le courant... Je compris que ma mère était malade, le jour où mon père rejeta le poisson à l’eau. Ce soir-là, nous eûmes faim. C’est pour que vous compreniez le vide, nous dit-il…  Ma mère disait que Satsu, ma sœur, était comme le bois, aussi enracinée dans la terre qu’un sakura. Moi, elle me disait que j’étais comme l’eau. L’eau est capable de creuser son chemin même à travers la pierre et lorsqu’elle est prise au piège, elle trouve toujours un nouveau passsage… »

Kaori Momoi (mère de l'okiya)

Matériel utilisé :

Papier à dessin noir Canson, format A4
Fusain blanc de diverses gradations (White coal)
Crayon pastel bleu, rose pâle (Conté à Paris)


Drawings : Catherine Pulleiro

lundi 7 mai 2018

Portrait dessiné de Toshiro MIFUNE...


Ce portrait de l'acteur japonais le plus connu, Toshirô Mifune ( 三船敏郎) me permet de vous introduire l'écrivain Eiji Yoshikawa célèbre pour avoir raconté la vie de Miyamoto Musashi, roman formidable en deux tomes où le protagoniste se forme en véritable samouraï réputé. L'adaptation cinématographique a été réalisée par Hiroshi INAGAKI en trois volets, un bijou, une perle japonaise. Toshirô Mifune fait ses débuts dans le cinéma pour ainsi dire et sa présence est éclatante.


Synopsis de La pierre et le sabre (tome 1) de Eiji YOSHIKAWA

Introduit comme l'Autant en emporte le vent japonais, La Pierre et le sabre présente l'intérêt de mettre en scène des personnages historiques réels, des faits avérés, autour desquels l'auteur a brodé détails et rebondissements. Ainsi Musashi, le héros, as de la lame et des arts martiaux astreint à une stricte discipline, a bel et bien vécu aux XVIe et XVIIe siècles. Un roman palpitant qui, en plus de nous entraîner dans les aventures et les émotions propres aux meilleurs livres de cape et d'épée, nous fait découvrir un mythe fondateur de l'identité nippone. Tout y est authentiquement japonais, jusqu'à l'histoire d'amour qui suit le récit en filigrane…

Synopsis de La parfaite lumière (tome 2) de Eiji YOSHIKAWA

" Soudain, il vit la vérité : les techniques de l'homme d'épée n'étaient pas son but ; il cherchait une Voie du sabre qui embrassât toute chose. (...) Pour Ia première fois, il se demanda s'il était possible à un être humain insignifiant de ne faire qu'un avec l'univers. " Le jeune Takezo est devenu Miyamoto Musashi, redoutable samouraï. Il sait maintenant que l'art du sabre ne s'acquiert qu'à force de sacrifices et de choix, qu'il est aussi art de la Vie. Sur les terres entourant le mont Fuji, la belle Otsu, le disciple Jôtaro et l'enfant lori suivent les traces de Musashi : ceux qui le vénèrent doivent accepter, eux aussi, la rude discipline du samouraï. Affrontements, rencontres, épreuves et leçons : telle est la voie de la sagesse, l'unique voie menant à la parfaite lumière. Mais pour l'atteindre, Musashi doit engager l'ultime combat…


DVD - TRILOGIE SAMOURAI réalisée par Hiroshi Inagaki

1/ La légende de Musashi (1954, durée 1h30)
En 1600, dans un Japon traumatisé par les guerres civiles. Musashi (acteur Toshiro Mifune), un jeune homme bagarreur et turbulent traqué par la police, est recueilli par un moine bouddhiste, qui va lui apprendre la voie du sabre… 
2/ Duel à Ichijoji (1955, durée 1h38)
Devenu un samouraï particulièrement doué, Musashi remporte tous ses combats mais chacune de ses victoires lui attire davantage de haine et de défis. Il ne parvient plus à contrôler le mécanisme de violence qu’il a lui-même déclenché…
3/ La voie de la lumière (1956, durée 1h40)
Ayant abandonné son statut de guerrier pour celui de paysan, Musashi semble enfin avoir trouvé la voie de la sagesse. C’est compter sans la ténacité de ses anciens adversaires…

Combat final de Musashi (Toshirô Mifune)

Origine du dessin :

« Arrêt sur image »
La voie de la lumière

Matériel utilisé :

Papier à dessin noir Canson 240 gr., format A4
Base de fusain blanc (white coal)
Crayon pastel rouge (Conté à Paris)
Crayon pastel safran (Caran d’Ache)

Livres avec photos de films :

Le cinéma japonais, Stuart Galbraith IV/Paul Duncan (éd.), Taschen, 2009
Images du cinéma japonais, Max Teissier, Editions Armand Colin, 2005


Taschen, 2009

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En vente actuellement à la Fnac !

Coffret Akira Kurosawa 49 euros
Un livre + 2 DVD
(dont le DVD de Catherine Cadou, Kurosawa - la voie)


Coffret 2018 (couverture)

Coffret 2018 (4ème de couverture) 

Drawings : Catherine Pulleiro

lundi 30 avril 2018

Portrait de James Dean dans "A l'Est d'Eden" !


On sait tous que James Dean nous livre dans le film américain "East of Eden" (roman de John Steinbeck) ou "A l'Est d'Eden" réalisé par Elia Kazan une interprétation incroyable : ses émotions variées explosent l'écran et les plans du film excellent d'ingéniosité. Les personnages ont tous des caractères particuliers, bien différents et intéressants. Bref, j'aime beaucoup cette histoire familiale surprenante...
Cette image me semble très intéressante et James Dean interprète merveilleusement son attitude. Il est arrivé dans la petite ville côtière de Salinas (Californie) en montant sur le wagon du train car il n'a pas d'argent en poche. Il habite dans la ville proche de Monterey avec son père et son frère mais il n'a jamais vu sa mère (jouée par Jo Van Fleet)...
Le film commence pratiquement à ce moment-là. Sa mère passe par la rue pour se diriger vers la banque pour y déposer ses gains (elle tient une maison close) aux abords de la petite ville. James Dean (Cal) s'est donc assis sur le trottoir de planches en bois et attend le passage de sa mère. Elle va passer juste derrière lui, il va baisser la tête, jouer avec ses doigts inquiet, tourner la tête, et lancer des regards en biais comme celui-ci. Il a un plan en tête tandis qu'elle avance tranquillement avec élégance. Il la laisse aller au loin, la suit du regard et lorsqu'elle franchit l'entrée de la banque, il se lève, marche avec nonchalance, laisse passer deux dames et se met à la suivre mais elle l'a repéré sur le chemin. Elle ignore encore que c'est son fils qui désire lui parler, la connaître... James Dean hésitant, cheveux en bataille, mais voulant aussi absolument découvrir sa mère est super... Un petit Prince... lui qui adorait tant Le Petit Prince de Saint-Exupéry...




Matériel utilisé :

Papier à dessin noir, format A3
Fusain blanc (White coal)
Crayon pastel marron
Estompe (tortillon)
Gomme plastique

Origine de la photographie :

James Dean - Les images d'une vie
YB Editions, 2009
Edité par Yann-Brice Dherbier

Dessin : Catherine Pulleiro

vendredi 27 avril 2018

Portrait de Maiko (Japon) au pastel...



Jack London et une Maiko

De nombreuses fêtes traditionnelles se maintiennent au Japon. Le portrait de la Maiko a été pris lors de la fête Hôjôe qui a eu lieu à Kyoto (région du Kansai) le 1er juin 2003. Photo personnelle !

Matériel utilisé :

Papier à dessin noir, format A4
Fusain blanc (White coal)
Crayons pastel (Conté à Paris, Caran d'Ache)

Drawings : Catherine Pulleiro

Jack London : livres, portraits dessinés...


La Martinière 2016 (gauche) / Phébus 2013 (droite)

ロンドン・ジャック    アメリカ作家。「荒野の呼び声」「白い牙」などのほか、社会小説「鉄のかかと」など。

17 ans
« Jack London avait un visage d’une sensibilité poignante. Ses yeux étaient ceux d’un rêveur, et il émanait de lui une mélancolie presque féminine. Pourtant il dégageait aussi une impression de formidable et invincible force physique. » (Arnold Genthe)

Jack London (1876-1916) nous a laissé une cinquantaine d’ouvrages, des articles, des photographies mais nous ne connaissons en réalité que quelques uns de ses écrits dont notamment, L’Appel de la forêt (1903), Croc-Blanc(1906) et Martin Eden pour résumé brièvement mais d’autres livres témoignent de son travail méticuleux et précis notamment avec Le peuple d’en bas où il effectue un travail presque documentaire autour des pauvres de l’East End de Londres, ghetto de la capitale, durant l’été 1902 : un travail presque journalistique où il se pose mille questions pour arriver à  comprendre la condition de vie de ces gens-là. Il s’immerge donc parmi eux, vit à leur rythme et photographie des scènes de rues, des scènes de nuit etc. : « Il ira vivre la vie des chômeurs et des sans-abri. Il habitera avec eux et les suivra dans leur vie quotidienne. Puis il racontera ce qu’il voit et ce qu’il vit. » (cf Le peuple d’en bas, libretto p.14) ; « Pendant quatre-vingt-six jours, il va vivre au quotidien la vie du quartier, accumuler et lire une documentation énorme, des centaines de livres et d’articles, prendre lui-même des photos et taper son livre à la machine. » (idem. p.15)

Portrait de London, 1902



De toute façon, la pauvreté, il a connu ça très tôt car son enfance n’a pas été bien rose. Dès l’âge de 10 ans, il effectue des petits boulots pour aider sa mère et à 14 ans il doit arrêter l’école pour subvenir à sa famille. Jack London est courageux et ne se ménage pas. La vie dure, il l’a connue très vite mais c’est un débrouillard, un aventurier, un fonceur, un bosseur et il a appris à s’imposer parmi les voyous, ceux de la baie de San Francisco durant sa jeunesse. Alors qu’il n’a que 17 ans, une opportunité s’offre à lui. Le navire Sophia-Sutherland, cherche du personnel pour aller chasser le phoque près des côtes du Japon et dans la mer de Béring. C’est une occasion rêvée pour Jack et il s’y engage comme mousse. A lui, l’Aventure ! D’ailleurs, sa pensée tient en ces quelques lignes : « J’aimerais mieux être un superbe météore, chacun de mes atomes irradiant d’un magnifique éclat, plutôt qu’une planète endormie. La fonction propre de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps. »

« On m’a reproché d’avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » (Jack London)

Synopsis de L’Appel de la forêt :

« Enlevé à la douceur de la maison du juge Miller, Buck est confronté aux réalités du Grand Nord où il connaît la rude condition d’un chien de traîneau.
Sa vie devient une lutte incessante. En butte à la cruauté des hommes et à la rivalité de ses congénères, il subira un apprentissage implacable. Mais il vivra aussi un compagnonnage quasi mystique avec un nouveau maître. Ce n’est qu’à la mort de celui-ci, tué par les Indiens, que Buck cédera définitivement à l’appel de l’instinct et qu’il rejoindra ses « frères sauvages », les loups. En écrivant L’Appel de la forêt, Jack London a voulu que le courage et l’amour d’un chien conduisent à la compréhension des hommes. Mais, à travers le symbole d’une vie animale, il exalte aussi une volonté indomptable qui trouve son écho en chacun dans le besoin de liberté et le courage de l’aventure. »

Synopsis de Croc-Blanc :

« Tout n’est pas liberté dans le monde », et quand ce monde est le Wild, pays farouche et terre glacée, même le loup se sent prisonnier.
Jack London, dans ce décor sauvage et cette nature hostile, nous conte l’histoire d’un louveteau qui vient petit à petit à la civilisation et se fait chien.
La vie âpre des animaux sauvages et des chasseurs indiens ou blancs de l’Alaska a rarement été peinte avec autant de force et de vérité. Pour écrire ce récit, qui est devenu un classique de la littérature, Jack London s’est inspiré des souvenirs de son séjour dans le Grand Nord. »

Synopsis de Martin Eden :

Martin Eden, le chef d’œuvre de Jack London, passe pour son autobiographie romancée. Il s’en est défendu. Pourtant, entre l’auteur et le héros, il y a plus d’une ressemblance : Martin Eden, bourlingueur et bagarreur issu des bas-fonds, troque l’aventure pour la littérature, par amour et par génie. Mais sa chute sera à la mesure de son ascension vers le succès : vertigineuse et tragique…


Synopsis de Jack London : Profession écrivain :

« Quatre-vingt-treize textes, glanés par Francis Lacassin dans les correspondances de Jack London ou dans de petites revues enfouies dans des bibliothèques américaines, composent Profession : écrivain. Ils révèlent (après le chercheur d’or, le vagabond du rail ou des mers, le militant socialiste, le prophète du retour à la vie rurale) un nouvel aspect de la personnalité de Jack London : le « travailleur de la plume ». C’est une véritable plongée dans les coulisses de l’œuvre de London, grâce aux commentaires que lui inspirent ses écrits et les auteurs qui l’ont influencé : Kipling, Stevenson, Conrad, Spencer. Les textes dans lesquels il livre sa conception de l’écriture et du métier, sa tactique d’approche des rédacteurs en chef et éditeurs font de l’écrivain un véritable personnage… de roman.
Par sa sincérité, son amour du monde, son obstination à triompher de l’impossible, l’écrivain vu par London ressemble comme un frère… à un héros de Jack London. »

Synopsis de Jack London (par Charmian London) :

Terrail 2006 (gauche) / Finitude 2015 (droite)
« Un homme aussi extraordinaire que Jack London ne pouvait être honoré que par une biographe impartiale ; la mienne le sera donc ; autrement, elle serait indigne. »
« C’est ainsi que débute la biographie que Charmian Kittredge London consacra à son mari. Un texte publié en 1921, soit six ans après la mort de Jack London. Veuve de l’écrivain, dépositaire de sa mémoire, elle veille sur l’œuvre, prend la plume et raconte. Elle retrace avec la fidélité d’une femme amoureuse la vie de celui que l’on surnommait « le mangeur de vent ». Parfois aveuglée par l’admiration, parfois tendre et drôle ou grave, son histoire est un roman digne de ceux qu’il a écrits. »

Synopsis de Je suis fait ainsi :

« Jack London avait deux filles, Joan et Becky. Il avait divorcé de leur mère alors que les fillettes avaient quatre et trois ans. Perpétuellement en voyage, c’est par ses lettres qu’elles apprennent à le connaître, à mesure qu’il se dévoile. C’est un père affectueux, mais exigeant, et certains passages cinglants attestent de son caractère explosif. Mais qu’il raconte des épisodes de son enfance, qu’il parle de ses livres ou du pouvoir des mots, de natation ou d’un devoir d’anglais, son style reste inimitable et éblouissant.
Ces lettres révèlent l’intimité d’un écrivain à la personnalité hors du commun et, par leur qualité d’écriture, elles constituent une œuvre véritable, inattendue et bouleversante. »

Autres livres :

  • La Vallée de la Lune : « Saxonne trime dans une usine où elle repasse des chemises à la chaîne et attend le grand amour. Billy, un autre enfant du siècle, à peine plus âgé qu’elle, ouvrier aux mains déjà calleuses, possède la nonchalance physique des forces de la nature. Ces deux-là vont se plaire. Ils ont la jeunesse et le courage avec eux. La crise à Oakland fera tout basculer et les contraindra à trouver de nouveaux territoires vers les vastes solitudes de la Valley of the Moon…
 Roman sur la perte des préjugés et la confrontation des rêves de jeunesse à la réalité, roman dont la traduction indienne du titre est Sonoma, nom donné par Jack London à son ranch en Californie, La Vallée de la lune est, avec Martin Eden et John Barleycorn, le livre où l’auteur a mis le plus de sa personne. Il y offre par la même occasion un témoignage de première main sur l’Amérique ô combien fascinante de l’époque. »

  • La Petite Dame dans la Grande Maison : « L’Amérique bien-pensante de 1916 hurla au scandale quand London publia La Petite Dame dans la Grande Maison : évocation d’un amour libéré des entraves ordinaires (un ménage à trois), mais surtout, entre les lignes, véritable manifeste en faveur du libre choix amoureux que la société si longtemps, refusa à la femme. Un London étrangement féministe. Une histoire à la fois violente et touchante, qui n’est pas sans annoncer celle de Jules et Jim. »    

  • Les Tortues de Tasmanie : « Dernier livre paru du vivant de Jack London, ce recueil regroupe huit nouvelles inédites en France, qui sont autant d’hommages à des écrivains français tels que Maupassant ou Victor Hugo. La rencontre d’êtres « différents », tantôt destructrice, tantôt positive, et source de violents conflits intérieurs, est le thème dominant de cet ensemble. De cet univers peuplé de marginaux ou de criminels, sourdent pourtant, telles des lueurs, les notions de rédemption, d’amour ou de sacrifice toujours possible. Entre pessimisme tragique et indéfectible foi en l’humanité, Jack London livre ici une sorte de testament littéraire, enfin publié tel qu’il l’avait souhaité. »
 

  • La route : « Jack London a tout juste 18 ans quand il s’embarque sur ‘sa route’ et brûle le dur. Il parcourt plus de 20 000 kms à travers les Etats-Unis sans un sous en poche. Il connaît la faim, le froid, la rue, l’humiliation, vole, ment, s’enfuit, côtoie la violence des hommes, les jugements expéditifs, découvre la prison… mais c’est aussi de formidables rencontres, une joie de vivre, une générosité, une force naturelle, une envie de liberté, et le langage de l’aventure, que seule la jeunesse est capable de vivre. Tout au long de ce récit, il est aussi le témoin de cette Amérique qui traverse sa première grande crise, bien avant celle de 1929. Les vagabonds – ‘Hoboes’ – se comptent alors par centaine de milliers. D’après l’auteur, ‘le Hobo serait un artiste qui compose spontanément avec les yeux de celui qui lui ouvre la porte à l’instant… ».

  •  Le Cabaret de la dernière chance ou John Barleycorn (en Fr. Jean Grain d’orge): « Ce double obsédant, une autobiographie romancée que nous livre Jack London et ses errances éthyliques qui sont autant de retenu et de complicité avec cette voix ‘of’ qu’est l’alcool. Lucide de son état, l’œil trouble, il voit, et sait de John Barleycorn qu’il proscrit toute moralité, qu’une mauvaise action, impossible à jeun, devient la chose la plus facile du monde… il sait aussi que l’interdiction se dresse comme un mur entre nos désirs immédiats et la moralité depuis longtemps apprise. « Toutes mes pensées se trouvaient à l’aise dans ma cervelle. Chacune était tapie à la porte de sa petite cellule ». » 
Photo de couverture : Lee Jeffries !

Hommage à R. L. Stevenson (voir photo dans le livre de Michel Viotte) : Jack London sur la tombe de l’écrivain Robert Louis Stevenson, à Apia, dans l’archipel des Samoa, mai 1908. L’auteur du Docteur Jekyll et Mr Hide et de L’Ile aux trésors, que Jack London admirait profondément, vécut quatre ans aux Samoa, où il était surnommé  Tusitala (« le conteur d’histoires »). A sa mort, le 3 décembre 1894, quatre cents guerriers samoans portèrent son cercueil jusqu’à sa tombe. Il en avait lui-même rédigé l’épitaphe, qui commence par ces mots : « Sous le ciel immense et étoilé, creusez la tombe et laissez-moi reposer, heureux j’ai vécu et heureux je meurs… ». » 


Drawings : Catherine Pulleiro